Zinguerie de toiture : faîtage, noue, solin et closoir
La couverture arrête la pluie sur les surfaces planes ; la zinguerie s'occupe des arêtes, des creux, des raccords et des évacuations. C'est là que naissent la plupart des infiltrations, et c'est aussi là que les réparations restent abordables si l'on intervient à temps.
La zinguerie regroupe faîtage, noues, arêtiers, solins, closoirs, rives et gouttières. Une reprise de solin de cheminée coûte 250 à 600 €, une noue refaite 200 à 500 €, un faîtage rescellé 50 à 150 € le mètre. Des gouttières neuves reviennent à 15 à 70 € le mètre en PVC et 35 à 85 € en zinc, soit 1 200 à 4 000 € pour une maison de 100 m² au sol. La plupart de ces travaux se font sans refaire la couverture.

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Faîtage, noue, solin, closoir : le vocabulaire d'un devis
La couverture arrête la pluie sur les surfaces planes. La zinguerie gère tout le reste : les arêtes, les creux, les raccords avec la maçonnerie et l'évacuation de l'eau. C'est un métier dans le métier, et c'est là que la quasi-totalité des infiltrations prennent naissance.
Le vocabulaire mérite d'être fixé, parce qu'un devis l'emploie sans l'expliquer.
- Le faîtage couvre la ligne haute où se rejoignent deux pans. Il est scellé au mortier sur le bâti ancien, ou fixé à sec sur closoir ventilé dans les poses récentes.
- La noue est la vallée formée par la rencontre de deux pans, en creux. Elle concentre le débit de deux versants, ce qui en fait le point le plus sollicité d'une toiture.
- L'arêtier est l'inverse de la noue : l'arête saillante entre deux pans, sur les toits à quatre pentes.
- Le solin assure le raccord entre la couverture et un ouvrage vertical : souche de cheminée, mur mitoyen, lucarne.
- Le closoir ferme le faîtage ou les arêtiers en laissant passer l'air, indispensable à la ventilation sous couverture.
- La rive est le bord latéral du toit, côté pignon, protégé par des tuiles à rabat ou une bande métallique.
- L'égout est la ligne basse, où l'eau tombe dans la gouttière.
- La gouttière et la descente conduisent l'eau au sol ou au réseau.
Sur le bâti régional, deux points concentrent les problèmes : les souches de cheminée en brique, nombreuses et souvent anciennes, dont les solins travaillent avec le gel, et les rives contre les pignons mitoyens, exposées au vent d'ouest.
Le prix de chaque élément de zinguerie
Chaque élément se reprend séparément, ce qui permet souvent d'éviter une réfection complète.
| Élément | Prix 2026 | Durée de vie indicative |
|---|---|---|
| Faîtage rescellé ou reposé à sec | 50 à 150 €/ml | 25 à 40 ans en scellement, plus à sec |
| Noue refaite | 200 à 500 € l'intervention | 30 à 50 ans en zinc |
| Solin de cheminée repris | 250 à 600 € | 20 à 30 ans |
| Gouttières PVC posées | 15 à 70 €/ml | 15 à 25 ans |
| Gouttières zinc posées | 35 à 85 €/ml | 30 à 50 ans |
| Gouttières aluminium | 30 à 105 €/ml | 25 à 40 ans |
| Gouttières cuivre | 70 à 200 €/ml | 50 à 100 ans |
| Descentes et accessoires | 20 à 60 €/ml | Selon le métal employé |
| Ensemble gouttières d'une maison de 100 m² au sol | 1 200 à 4 000 € | 30 à 40 ml de développé |
Le zinc reste le métal de référence sur le bâti régional : il tient trente à cinquante ans, se soude, se répare et vieillit en prenant une patine grise qui s'accorde à la brique. L'acier galvanisé, moins cher, se corrode plus vite, en particulier à proximité du littoral. L'aluminium ne rouille pas mais se déforme sous les chocs thermiques. Le cuivre dure le plus longtemps et coûte le plus cher, avec une contrainte : il ne se marie pas avec le zinc, le contact entre les deux métaux crée une pile électrochimique qui perce le zinc en quelques années.
Un mot sur la durée de vie annoncée dans ce tableau : elle suppose un entretien minimal, c'est-à-dire un nettoyage annuel et le remplacement des crapaudines abîmées. Une gouttière en zinc jamais nettoyée, qui garde en permanence un fond de terreau humide, se perce par l'intérieur en quinze ans au lieu de quarante. Le métal ne coûte pas cher à entretenir, il coûte cher à remplacer.
La TVA applicable à ces travaux est de 10 % dans un logement achevé depuis plus de deux ans, sans aide énergie possible.
Faire chiffrer votre toit
Trois questions sur votre projet, puis vos coordonnées : plusieurs couvreurs des Hauts-de-France vous rappellent avec un devis gratuit, sans engagement.
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Étape 1/4 · Besoin
- Mettez un récipient sous la fuite et écartez ce qui craint l'eau ; ne montez pas sur un toit mouillé, un couvreur bâche pour 200 à 500 €.
- Photographiez plafonds, murs et mobilier touchés, puis déclarez le sinistre à votre assurance habitation sous cinq jours ouvrés (garantie tempête ou dégât des eaux selon la cause).
- Terminez le questionnaire : votre demande part vers des couvreurs du secteur qui se déplacent en général sous 24 à 72 h.
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Plus qu'une étape : vos coordonnées
Couvreurs dans les Hauts-de-France : votre demande part vers plusieurs entreprises du secteur, qui vous rappellent pour chiffrer. Rien à payer, rien à signer.
Nous mettons en relation : la demande est envoyée à plusieurs couvreurs de votre secteur et jamais à une entreprise précise. Les sociétés affichées sur cette page proviennent des registres publics Sirene et ADEME ; elles ne sont pas forcément celles qui vous rappelleront. Vos réponses au questionnaire nous aident à orienter la demande.
Dimensionner une gouttière sous un climat pluvieux
Un chéneau se dimensionne, il ne se choisit pas au hasard. La règle professionnelle relie la section de la gouttière à la surface de toiture qu'elle collecte et à l'intensité de pluie du secteur.
Dans les Hauts-de-France, la pluviométrie annuelle se situe entre 648 et 758 mm selon le département, répartie sur 111 à 122 jours. Cette pluie est plutôt régulière et peu intense, ce qui joue en faveur de sections modestes. Mais la fréquence des épisodes venteux, avec des rafales qui dépassent 80 km/h plusieurs jours par an, pousse l'eau à l'oblique et fait déborder les gouttières trop justes ou mal positionnées par rapport à l'égout.
Deux erreurs courantes se voient depuis la rue. Une gouttière posée trop bas laisse l'eau passer par-dessus quand le débit est fort, en particulier sur les pentes raides de la panne flamande où l'eau prend de la vitesse. Une gouttière posée trop haut fait déborder l'eau à l'arrière, contre le mur, ce qui trempe la maçonnerie de brique et fait ressortir des salpêtres à l'intérieur.
La pente d'écoulement compte aussi : 3 à 5 mm par mètre suffisent, mais une gouttière parfaitement horizontale stagne, et l'eau stagnante gèle en hiver et corrode le métal par l'intérieur.
Enfin, une descente pour 8 à 10 mètres de gouttière est un repère raisonnable. Une seule descente sur 20 mètres de développé sature systématiquement, quelle que soit la section.
Sept signes visibles depuis le sol
La zinguerie ne meurt pas d'un coup, elle donne des signes. Sept sont visibles sans monter.
- Une trace verticale sombre sur la façade sous une jonction de gouttière : le joint fuit et l'eau ruisselle sur la brique.
- Un débordement à chaque forte pluie au même endroit : la gouttière est bouchée, déformée ou sous-dimensionnée.
- Des mousses au pied du mur ou un enduit qui cloque à un mètre du sol : la descente déverse à côté du regard.
- Du mortier de faîtage au sol après un coup de vent : le scellement lâche.
- Une tuile de rive déplacée ou une bande métallique qui bat au vent.
- Une auréole au plafond près d'une cheminée : le solin, dans neuf cas sur dix.
- Des coulures de rouille sur une gouttière en acier galvanisé, signe que le revêtement est percé.
Aucun de ces signes n'impose une réfection de toiture. Tous appellent une intervention de zinguerie, entre quelques centaines et quelques milliers d'euros, qui évite une infiltration à quatre chiffres deux hivers plus tard. Le bon moment pour ce contrôle est l'automne, avant la saison des vents et après la chute des feuilles.
Les solins de cheminée, point faible du bâti de brique
Le solin est le point faible numéro un du bâti régional, pour une raison structurelle : une souche de cheminée en brique et une couverture en terre cuite ne travaillent pas au même rythme. La brique absorbe l'humidité, gèle, se dilate ; la couverture bouge avec la charpente. Entre les deux, le raccord subit tout.
Trois techniques existent, par ordre de durabilité croissante. Le solin au mortier, le plus courant sur l'ancien, consiste en un cordon de mortier entre la souche et les tuiles. Simple, peu cher, il se fissure en quinze à vingt-cinq ans sous les cycles gel-dégel, et la région en compte 22 à 49 par an selon le département.
Le solin métallique en bavette, en zinc ou en plomb, se glisse sous les tuiles et remonte contre la souche, où il est fixé et protégé par un profilé. Plus cher à poser, il encaisse les mouvements et tient trente ans et plus.
Le solin avec engravure, où le métal est encastré dans une saignée pratiquée dans la maçonnerie puis mastiquée, offre la meilleure étanchéité. C'est la solution retenue sur les souches larges et exposées.
Une reprise de solin coûte 250 à 600 €. Le piège classique : un couvreur qui recharge un cordon de mortier fissuré au lieu de le déposer. Le mortier neuf n'adhère pas sur l'ancien et se décolle en deux hivers. Exigez la dépose complète et une bavette métallique sur une souche exposée.
Une souche dont les briques sont elles-mêmes désagrégées relève de la maçonnerie et non de la zinguerie : c'est un autre devis, souvent le double.
Reprise ponctuelle ou zinguerie complète
Une bonne partie de la zinguerie se reprend sans toucher à la couverture. C'est une nouvelle pour tous ceux à qui l'on annonce une réfection complète après une infiltration.
Se reprennent isolément : un solin, une noue, un faîtage, une rive, une gouttière, une descente, un closoir, un raccord de fenêtre de toit. Un couvreur soulève les tuiles concernées, traite le point singulier et repose. Le chantier dure une demi-journée à deux jours, et l'échafaudage n'est pas toujours nécessaire quand la zone est accessible par une échelle de couvreur.
Impose une réfection plus large : une zinguerie généralisée en fin de vie, avec des noues percées à plusieurs endroits, des gouttières déformées sur tout le pourtour et un faîtage entièrement descellé. Dans ce cas, le calcul change : additionner cinq interventions ponctuelles finit par dépasser le prix d'une remise à neuf de la zinguerie complète, et l'accès n'est payé qu'une fois.
Le repère pratique : au-delà de trois points singuliers défaillants sur la même toiture, demandez un devis global de zinguerie en plus des devis ponctuels. La comparaison est souvent instructive, et elle protège de deux excès symétriques, celui du dépanneur qui rustine indéfiniment et celui de l'entreprise qui propose de tout refaire dès la première fuite.
Les noues, là où deux versants se rejoignent
Une noue reçoit l'eau de deux versants et la conduit vers la gouttière. Sur une maison à plusieurs corps, courante dans le bâti régional avec ses extensions successives, c'est le point où le débit est le plus fort et la pente la plus faible.
Trois façons de la traiter existent. La noue métallique ouverte, une bande de zinc ou d'inox visible entre les deux pans, est la plus fiable et la plus facile à contrôler : on voit tout de suite si elle est encombrée. La noue fermée, où les tuiles se rejoignent en recouvrant le métal, est plus discrète mais retient les mousses et les feuilles, invisibles jusqu'à la fuite. La noue en tuiles à noue, technique traditionnelle sans métal, se rencontre sur le bâti ancien et demande un savoir-faire devenu rare.
Ce qui tue une noue : la corrosion par contact avec un autre métal, un débit supérieur à sa capacité, et surtout l'accumulation. Un lit de mousse et de feuilles de vingt centimètres dans une noue fermée fait remonter l'eau sous les tuiles à chaque orage. La réfection revient à 200 à 500 €, la fuite qu'elle provoque bien davantage.
Sur les toitures à forte pente de la Flandre intérieure, où la panne flamande monte à 50 ou 60 degrés, l'eau arrive vite dans la noue et la sollicite fort. C'est un des rares cas où une noue surdimensionnée se justifie.
Lire un devis de zinguerie sans se tromper
Un devis de zinguerie sérieux ne se résume pas à un forfait. Six éléments doivent y figurer.
Le métrage exact, en mètres linéaires pour les gouttières, le faîtage et les rives, en unités pour les solins et les descentes. Un devis qui annonce « zinguerie complète » sans métrage empêche toute comparaison.
Le métal et son épaisseur. Le zinc se vend en 0,65 mm ou 0,80 mm ; le second dure plus longtemps et coûte un peu plus. Un devis qui écrit seulement « zinc » laisse le choix à l'entreprise.
La dépose de l'existant et son évacuation, souvent oubliée alors que le vieux zinc part en benne.
Le mode de fixation : crochets apparents, crochets à visser, bandes de fixation. Sur un bâtiment exposé au vent, ce détail conditionne la tenue.
Les accessoires : naissances, coudes, crapaudines, moignons, jonctions de dilatation. Une gouttière de plus de dix mètres sans joint de dilatation gondole en été.
L'accès : échelle de couvreur, échafaudage ou nacelle, avec le coût correspondant. C'est souvent le poste qui explique l'écart entre deux devis apparemment identiques.
Un dernier réflexe : demander à l'entreprise si elle réalise elle-même la zinguerie ou la sous-traite. Beaucoup de couvreurs travaillent avec un zingueur attitré, ce qui est normal, mais la garantie décennale doit couvrir l'ensemble et l'attestation doit le montrer.
Questions fréquentes
Combien coûtent des gouttières neuves pour une maison ?
De 1 200 à 4 000 € pour une maison de 100 m² au sol, soit 30 à 40 mètres de développé. Au mètre posé : 15 à 70 € en PVC, 35 à 85 € en zinc, 30 à 105 € en aluminium, 70 à 200 € en cuivre. Les descentes s'ajoutent à 20 à 60 € le mètre.
Zinc, PVC ou aluminium : que choisir ?
Le zinc reste la référence régionale : trente à cinquante ans, réparable par soudure, patine qui s'accorde à la brique. Le PVC coûte deux fois moins cher mais tient quinze à vingt-cinq ans et se déforme au soleil. L'aluminium ne rouille pas mais encaisse mal les chocs. Le cuivre dure le plus longtemps, à condition de ne jamais le mettre en contact avec du zinc.
Une fuite près de la cheminée impose-t-elle de refaire le toit ?
Presque jamais. Dans neuf cas sur dix, c'est le solin qui a lâché, et sa reprise coûte 250 à 600 €. Demandez une dépose complète du cordon de mortier ancien et une bavette métallique, pas un rechargement sur l'existant qui se décollera en deux hivers.
Faut-il poser des grilles anti-feuilles ?
Utile sous un arbre, inutile ailleurs. Une crapaudine à l'entrée de chaque descente suffit dans la plupart des cas et coûte quelques euros. Les grilles couvrantes retiennent les mousses en surface et demandent elles-mêmes un nettoyage régulier.
À quelle fréquence nettoyer les gouttières ?
Une fois par an, à l'automne après la chute des feuilles, deux fois si des arbres surplombent la toiture. Ce nettoyage se combine utilement avec le contrôle des points singuliers, et il s'inclut dans un devis de démoussage.
Le faîtage doit-il être scellé au mortier ?
Plus obligatoirement. La pose à sec sur closoir ventilé, qui laisse circuler l'air sous la couverture, remplace progressivement le scellement traditionnel. Elle coûte un peu plus cher à la pose et évite les rescellements réguliers imposés par les cycles gel-dégel.
La zinguerie ouvre-t-elle droit à une aide ?
Non. Comme la couverture, elle relève de l'entretien du bâti et non de la performance énergétique : ni MaPrimeRénov', ni prime CEE, ni éco-PTZ. Seule la TVA à 10 % s'applique dans un logement de plus de deux ans.
Prix 2026 : abctravaux, travaux.com, prix-pose (via extraits de recherche), consolidés hors valeurs aberrantes puis régionalisés. Relevés de pluie et de vent : Météo-France, stations départementales, période 2016-2025. TVA : article 279-0 bis du code général des impôts.